Techdays 2014 jour 3

Plénière : Objects connectés, avez-vous donc une âme ?

Les objets connectés ont fait le buzz sur les deux premiers jours ; cette plénière de dernier jour leur est dédié. Bernard Ourghanlian est à la manoeuvre pour animer cette session avec le brio qu'on lui connait.

Depuis 2008, il y a plus d'objets connectés que d'humains sur terre. Grâce à la convergence des facteurs des niveaux technologiques sur les capteurs, le mobile, le cloud, le big-data et le machine-learning, nous sommes sur le point de passer d'un  "internet of things" à un "internet of everything".

La plénière sera consacrée à des scénarios concrets d'usages d'entreprises et de start-ups. 
Le premier scénario évoqué est prometteur : transformer un objet de la vie quotidienne, en l'occurrence une table basse, en surface tactile grâce au toolkit .Net Gadgeteer. Les problèmes de réseau récurrents durant ces trois jours de plénières nous laisseront sur notre faim.

Le produit suivant, la fenêtre connectée de sensorit (bravo Mitsu) fait son petit effet : à la fois volets LCD, régulateur de luminosité, capteur d'humidité pour un retour météo, et évidemment écran multimédia.

Les invités vont ensuite se succéder : 
  • Joris Jaudion pour Schneider et une gestion énergétique de quartier efficiente,
  • Frédéric Dittmar pour l'Autolib' de Bolloré comme élément de solution à la problématique des trajets du quotidien 
  • Henri Seydoux pour Parrot, son moniteur de plantes d'appartements, ses drones (et sa gouaille),
  • Yves UbelMann pour Iconem et la modélisation 3D de sites inaccessibles, minés ou escarpées, serein malgré le bourdonnement d'un drone de son prédécesseur,
  • Antoine Durand d'Oxylane (Decathlon) pour le suivi de performance sportive via le portail mygeonaute.com, avec des devices pour le suivi du tennis, de la natation et une caméra embarquée à 360°
  • Rafi Haladjian, créateur du fameux Nabaztag, expose finalement pour sen.se une vision similaire à la table à connecter de la séquence d'intro : de simples modules équipés de capteurs divers que l'on fixe sur des objets du quotidien pour en monitorer l'usage ou l'état, les localiser. Les modules présentent l'avantage de pouvoir être réutilisés pour un tout autre usage lorsque le besoin s'en fait sentir ; une vision particulièrement intéressante pour cette fin de session.

#fail : pourquoi est-il important de se planter pour réussir son projet de RSE ?


Intervenants : 
Cécilé Baudin Hardin, Direction de la communication pilotes Air France
Guelnoji Njetein, Consultant collaboratif MS
Kirsi Traore, Groupe Bouygues
Karl Harriau, MS @kharriau

Cette session se veut sans langue de bois, à contre-courant du déni et du camouflage de l'échec, un trait que l'on retrouve souvent dans la culture d'entreprise française. On commence sur des échecs célèbres qui se sont transformés en succès : les 5000 prototypes de Dyson, une colle particulièrement médiocre de 3M qui servira finalement à créer le post-it.

Les différentes facteurs d'échecs vont être énumérés et les mesures à prendre évoquées :

Fail#1 - Start Big : se fixer des objectifs très ambitieux en termes de nombre de connexions, d'activité, de fonctionnalités. Le risque est que la poursuite du chiffre stérilise tout autre objectif, voire même toute lucidité, et favorise l'enfermement dans un piège abscons.  
La solution est de ne pas se fixer d'objectifs trop ambitieux, de livrer tôt et de laisser les usages émerger afin de les développer, les accompagner et abandonner ce qui ne fonctionne pas. Bref, être pragmatique.

Fail#2 - l'effet tunnel : s'enfermer dans un groupe de "sachants" qui finira par livrer un produit fini à côté des attentes des utilisateurs, voire aucun produit du tout. Pour éviter cela, il faut s'entourer d'utilisateurs clés qui accompagneront le projet et seront les garants de l'adéquation au besoin. Il faudra cependant se méfier des utilisateurs clés : ils sont enthousiastes, volontaires, finalement pas représentatifs des utilisateurs moyens.

Il ne faut pas croire que le RSE va d'emblée tout remplacer, et notamment pas le mail ou l'intranet. La modification des comportements doit être encouragée et suscitée, mais pas imposée.

Les échecs patents doivent être laissés en évidence : les groupes qui ne fonctionnent pas et ne fonctionneront jamais, afin qu'ils ne soient pas systématiquement recréés, tels les groupes "innovation" passe-partout et trop généraux.

Fail#3 - Overengineering du projet  : choisir un produit trop complexe ou disposant de trop de fonctionnalités dont on n'utilisera qu'une fraction.
Il faut également laisser l'organisation émerger plutôt que de vouloir la fixer dans le détail à l'avance ou de tenter de recréer les silos de la société.

Une session de qualité en faveur d'une approche agile : pas d'a-priori, du dialogue et de l'écoute continus, des livraisons rapides et frequentes, et des remises en question constantes. Dommage que la salle ne soit que partiellement remplie. Un webcast à conseiller aux fervents adeptes du "Start-Big, Can't Fail" dont tout le monde connait au moins un représentant.

Apport de l'ergonomie et du design dans les apps d'entreprise 

Intervenants :
Daniel Milelli
Julie Grienenberger

Cette session, émaillée de piques intergénérationnelles bon-enfant entre les deux intervenants, s'attache à détailler les processus à l'oeuvre dans la conception de l'ergonomie et du design d'une application.

Les applications doivent être pensées dans un écosystème en mouvement constant, mais dont les contraintes, notamment budgétaires, sont réelles. Les ruptures technologiques transforment l'entreprise, faisant émerger de nouveaux usages pour lesquelles il faut penser les applications.

L'un des objectif est d'obtenir une expérience fluide et unifiée sur l'ensemble des terminaux.

La démarche reposera sur un enchaînement de phases :
  • observation : écoute du besoin et prise en compte de l'existant,
  • synthétisation : notes, bribes de schémas, wireframes, établissement d'un premier cahier des charges de design, et conception de l'ergonomie
  • maquettage : création du design   
  • production.: intégration du design et de l'ergonomie dans le projet final
Dans la démarche, il est intéressant de noter que la phase d'ergonomie qui s'appuie notamment sur la conception de wireframes précède réellement la phase de conception graphique.  
Egalement, il est conseillé de ne pas mêler un trop grand nombre d'utilisateurs à ces phases si l'on souhaite avancer à un rythme correct.

Concernant le passage de la phase de maquettage à la phase de production, l'intervenante déplore que le passage de relais entre le designer et le développeur ne se fasse pas sans souci. Selon elle il manque un rôle charnière entre les deux. C'est de mon point de vue le rôle du développeur-front qui peine toujours à faire reconnaître sa place et son métier.

La session se termine sur l'évolution des tendances, du photo-réalisme au flat-design, en passant par l'almost-flat. Le futur s'annonçant comme une introduction de légers ombrages pour faire ressortir les points importants d'un élément flat-design.    
A noter que cette tendance à la simplification n'est pas récente. Elle s'inspire de l'école de Bauhaus des années 50.

45 Tips ad tricks pour votre utilisation quotidienne de powershell

Intervenants : 
Carlo Mancini, ST MicroElectronics @sysadmin2010 
Fabien Dibot, Vivalto Santé @fdibot

L'apprentissage de powershell est dans ma todo-list depuis déjà un bon moment. En tant que néophyte complet, cette session m'encourage simplement à ne pas renoncer.
Je pourrai m'appuyer pour cela sur le fichier exemple des démos mis en ligne par un des intervenants.  

Elasticsearch sur Azure : Make sense of your (Big) data !

Intervenants :
Thomas Conté @tomconte
David Pilato @dadoonet

Nous nous trouvons donc présentée une base de données No-SQL orientée document, tournant dans un JVM, avec un stockage JSON, et une forte capacité de sharding et de réplication.
L'interrogation se fait au moyen d'un query DSL disposant de fonctionnalités de fenêtrage et de géolocalisation et s'appuyant sur des requêtes curl.

Comme pour mongodb, il faut privilégier la composition et éviter les jointures parent-child, et faire attention aux impacts de performances lors des mises à jour. 

L'administration peut être réalisée via la console marvel (payante, une des sources de revenu de ce projet )
L'exploration des données peut quant-à-elle être réalisée via l'outil kibana, développé en angularjs au dessus de logstash, un outil dont j'avais déjà entendu le plus grand bien.  

On aurait souhaité en savoir plus, notamment sur les possibilités d'intégration dans une application .Net.

Mais, comme annoncé dans le titre, la seconde partie de la présentation est consacrée au support Azure.
Une des problématiques va être de gérer le multicast pour le sharding et la réplication. Une des solutions étant de réaliser de l'unicast en gérant des fichiers d'adresses ip. Une autre solution peut être d'utiliser le récent plugin de discovery disponible sur http://Github.com/elasticsearch/elasticsearch-cloud-azure

A noter que les intervenants privilégient l'utilisation d'une instance Azure extra-large et que le cloud service Azure récemment en v1.0 permet de réunir plusieurs instances.

Finalement une session fort intéressante pour clore cette édition, qui me rappelle la présentation sur mongodb vue dans une édition précédente des techdays. Un produit à essayer absolument.

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